EgaliTED - Autisme
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Relations avec l'équipe éducative

Quelles relations avec l'équipe éducatives (janvier 2012)


Par équipe éducative, nous entendons principalement, et dans un premier temps, les intervenants principaux autour de votre enfant : l'enseignant(e), l'atsem et l'avs.

L'inconnu effraie beaucoup de gens. Des personnes qui ne savent pas ce qu'est l'autisme peuvent avoir peur de ne pas savoir gérer un enfant autiste dans leur classe. Gardez en tête que c'est une réaction humaine. Vous allez devoir les aider à ne plus avoir peur de ce handicap.
Ajoutez à ça le fait que les classes sont surchargées, que les atsem ne sont pas plus formées que les enseignant(e)s, que le nombre d'avs se réduit comme peau de chagrin, vous pouvez obtenir malheureusement une réaction de rejet, liée à la peur.
L'acceptation viendra de la compréhension :

  • Compréhension que l'enfant est un enfant avec des droits, que la République a pour vocation d'accueillir tout enfant quel qu'il soit au sein de son école, dans la mesure où cela est possible ;
  • Compréhension du handicap : l'autisme est souvent comparé à de la cécité sociale, à un handicap social. L'enfant autiste n'a pas la capacité à apprendre par capillarité : tout ce qu'il sait lui a été appris. Il ne sait pas ce qui est socialement acceptable et ce qui ne l'est pas. Il faut le lui apprendre
  • Compréhension que l'enseignante et l'atsem peuvent avoir des difficultés pour s'en sortir sans avs, d'où la nécessité de faire son possible pour l'arrivée dans les temps de ladite AVS
  • Compréhension que vous, parents, n'êtes pas là pour vous imposer, pour imposer vos désirs, pour imposer un certain ordre dans la classe, mais pour aider, guider, orienter dans la compréhension et l'accompagnement de votre enfant.

Certains enseignants, las d'être en butte aux lazzis de toute sorte finissent pas mettre une barrière difficilement franchissables entre les parents et eux. Briser cette barrière peut être difficile mais donner des résultats méritoires.


Les relations doivent être franches et directes. Il ne faut pas oublier que la responsable de la classe est l'enseignante. Donc tout doit passer par elle, question de respect de la personne et de la hiérarchie. Dans l'idéal, tous les documents donnés à l'équipe devrait être fait en trois exemplaire, afin que chacune des trois personnes principales ait le même niveau d'information.

Certains enfants (et donc parents) ont la chance de trouver une équipe investie dans le désir d'inclure tout enfant dans notre société et donc au sein de l'école, micro société s'il en est. Dans ce cas là notamment, oeuvrer de la manière suivante est une bonne chose :

Avec l'AVS :
Décrire au mieux votre enfant, ses sensibilités, ses susceptibilité, ses intolérances, ce qu'il ne FAUT PAS FAIRE et ce qu'il vaut mieux éviter. Faites ceci au cours d'un entretien mais préparez aussi un petit récapitulatif écrit dont vous ferez copie à la maitresse et l'ATSEM
Donnez une documentation décrivant l'autisme et l'éducation comme ce document :
http://ash.scola.ac-paris.fr/spip.php?article123
que vous annoterez en fonction de votre enfant. Faire bien sûr une copie à l'atsem et à la maitresse

Expliquez à l'AVS que sa présence est nécessaire, qu'elle devra notamment découper les instructions données par la maitresse, en expliquant à l'enfant que ces instructions lui sont également destinées. Certains enfants autistes ne comprennent pas que ce qui est adressé à la classe leur est également adressé. Le travail de suivi de l'AVS est délicat. Elle doit être présente et aider l'enfant à comprendre, sans faire le travail à sa place, elle doit être présente et aider tout en sachant s'estomper lorsque l'enfant devient autonome. C'est un métier très difficile.

Avec l'ATSEM :

  • lui faire parvenir une copie des documents donnés à l'AVS
  • lui expliquer comment l'enfant mange (en effet, les MDPH refusent généralement un accompagnement à la cantine, et les ATSEM sont sollicitées par l'enfant ou par la maitresse pour donner un coup de main à l'enfant.

Concernant la cantine : habituer l'enfant à ne pas manger tout le temps à la même place, ni même à la même table, afin que des rigidités ne s'installent pas.
Donner à l'atsem une bonne description des signaux montrant que l'enfant ne va pas tarder à craquer afin qu'elle puisse ou faire retomber la crise s'il est encore temps, ou le sortir de la cantine pour l'aider à se calmer : faire sortir l'enfant d'un lieu, classe ou cantine n'est pas un échec, mais la preuve que l'adulte sait reconnaître la souffrance de l'enfant et son besoin.

Avec la maitresse

  • Dans un premier temps, faire copie de tout ce que vous présentez à l'AVS et à l'ATSEM
  • la tenir au courant de l'évolution des apprentissages de l'enfant en prises en charge
  • la prévenir lorsque l'enfant est fatigué, s'il y a eu une crise etc.
  • Avoir des réunions entre vous, en dehors des équipes éducatives, afin de faire le point sur les apprentissages à l'école, s'il y a des choses que votre enfant refuse de faire afin de voir avec le psychologue psycho éducatif ce qu'il y a lieu de faire
  • Présenter le psychologue à l'enseignante afin qu'il puisse l'orienter tant sur le handicap que sur votre enfant.


Et en tout premier, nous ne saurions trop vous conseiller de dire à ces personnes le nom du handicap de votre enfant. Cela peut éclairer les différentes professionnelles qui œuvreront auprès de votre enfant.

Lorsque le handicap et donc l'enfant est rejeté par l'équipe enseignante : il s'agit d'un cas non rare, malheureusement.
Les raisons sont souvent celles citées ci dessus, avec en plus une non envie d'accueillir l'enfant. La première discussion doit être avec la direction, en rappelant la loi de 2005, et en n'acceptant pas un pps qui comporte seulement quelques heures de scolarisation par semaine : mieux vaut en prévoir plus quitte à en enlever plutôt que le contraire, qui sera impossible à obtenir.

Cependant, bien des parents, et c'est très compréhensibles, n'iront pas imposer leur enfant handicapé et donc en difficultés à une équipe qui le rejette. Cependant, il est possible de parer aux réticences en fournissant un dossier complet à la direction de l'école dont votre enfant dépend, tout en gardant en tête la chose suivante :

Selon l' Article L. 113-1 du code de l'Education, les familles sont dans l'obligation de faire scolariser (ou de scolariser elles-mêmes) leurs enfants à partir de l'année de leur 6 ans et jusqu'à 16 ans MAIS l'Etat est dans l'obligation d'accueillir tout enfant dès l'âge de 3 ans, dans une école maternelle ou dans une classe enfantine, dès lors que la famille en fait la demande.

Présenter un dossier complet, réalisé par les personnes prenant en charge votre enfant attestant que la scolarisation, plus qu'être possible, sera bénéfique pour l'enfant peut lever des barrières. Présentez vous comme des partenaires de la scolarisation de votre enfant, comme des ressources prêtes à aider, renseigner l'équipe enseignante à toute difficulté ou incompréhension.



Quelques conseils destinés aux adultes de l'école :

=> Mon enfant est autiste, pas stupide. Cependant, il ne pense pas de la même manière que nous. Nous , nous sommes capables de nous adapter. Lui, pas forcément.

=> Il peut avoir des hypersensibilités sensorielles : par exemple ne pas supporter le bruit trop fort : dans cette situation, si il doit y avoir un bruit très fort, prévenir l'enfant, le garder près de soi, lui faire mettre les mains sur les oreilles et limiter au possible le risque de crise

=> Ne pas le brusquer; le laisser aller à l'adulte, l'apprivoiser. Ne pas chercher à capter le regard, cela peut être insupportable, insoutenable.

=> Toujours avoir un renforçateur ou une activité que l'enfant aime à portée de main

=> l'enfant autiste ne sait pas toujours comprendre qu'une instruction donnée à la classe le concerne aussi. Il faut donc la lui réexpliquer, en décomposant au maximum, voire en lui faisant une démonstration.

=> Aider l'enfant ne veut pas dire faire le travail à sa place : l'enfant autiste peut vite devenir "accro" à la personne qui l'aide. Une des grandes difficultés du travail de l'avs est de savoir s'estomper, de laisser l'enfant en autonomie dès qu'il en est capable (et le féliciter).

=> l'enfant autiste et le contact : il faut aller doucement vers le contact physique, après s'être informée, auprès des parents, à ce que l'enfant est capable de supporter

=> essayer de stigmatiser le moins possible l'enfatn : l'avs est là pour lui, mais elle aide aussi d'autres enfants. Elle ne doit pas lui donner toujours raison : il faut lui apprendre la justice. Dans certains cas, il faudrait simplement détourner le sujet, mais dire la vérité et tout simplement
Expliquer que non, ça ne se fait pas, qu'il a tort etc. Est le mieux, mais pas le plus facile

=> que les "dames de la cantine" soient au courant afin de ne pas brusquer l'enfant,

=> Toujours être prêt à se rendre à l'école pour donner des informations complémentaires

=> Les parents doivent être présents mais pas intrusifs, expliquer comment faire sans donner l'impression d'expliquer à l'enseignante comment faire son travail etc.

 



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